Les salmonidés

Le plus fréquent chez nous : la truite !

La truite possède une excellente vue. Elle est capable de détecter le plus petit mouvement dans un champ de 180°. Sa ligne latérale lui permet aussi de repérer les moindres vibrations, ce qui oblige le pêcheur à une approche des plus discrètes, que ce soit dans l'eau ou sur les berges.

L'alimentation de la truite se compose d'insectes terrestres et de larves d'insectes aquatiques. Mais c'est aussi un poisson carnassier qui recherche les petits poissons comme les vairons, les chabots, les spirlins...

Pour se nourrir, la truite sélectionne un ou plusieurs postes de chasse. Ce sont des endroits où elle est à l'abri des forts courants mais à proximité immédiate d'une veine d'eau qui lui apporte sa nourriture. On trouvera donc la truite en activité aux abords de certains endroits précis :

  • les entrées et les sorties de zones profondes.
  • les remous, aux abords d'obstacles immergés : pierres, herbiers, branches...
  • les berges creuses, là où le courant butte sur la rive.
  • la partie lente des rapides, la partie rapide des calmes.
Il va de soi que ces postes varient avec la hauteur d'eau de la rivière.

23 cm minimum

Il y a deux types de truite :
  • La truite Fario
    « Salmo trutta fario », c'est la truite indigène, dite sauvage, que l'on trouve dans nos ruisseaux et rivières aux eaux courantes, fraîches et bien oxygénées. Elle se reproduit de novembre à février à l'âge de 3 ans environ.

    En automne, ces poissons remontent les rivières pour se reproduire. La truite de mer « Salmo trutta trutta » est la variété migratrice de la truite fario de nos rivières. Elle naît en rivière où elle reste un an environ, avant de descendre en mer où elle demeurera de six mois à 3 ans avant de revenir dans sa rivière natale pour se reproduire.
  • La truite arc-en-ciel
    « Onconrynchus myskiss », c'est en fait une variété de saumons importé de la côte est des Etats-Unis, à la fin du 19e siècle. La truite arc-en-ciel à l'avantage de supporter des conditions d'oxygénation et de température plus difficiles que la truite fario, son élevage en pisciculture en est donc plus facile. La plupart des empoissonnements en rivières, étangs et réservoirs sont faits avec des truites arc-en-ciel.

    D'un comportement plus grégaire, elle n'a pas de territoire exclusif et se déplace beaucoup à la recherche de sa nourriture. La truite arc-en-ciel ne se reproduit pas naturellement dans nos eaux françaises excepté dans certains lacs pyrénéens.

On trouve aussi dans nos rivières :

  • Le saumon de fontaine
    « Salvelinus fondinalis », ce poisson a été introduit en France à la fin du 19e siècle. Il s'est très bien adapté aux lacs et rivières d'altitude. On le trouve également dans les réservoirs.
  • Le saumon atlantique
    Poisson migrateur par excellence, actuellement menacé de disparition dans les rivières et fleuves français. Il naît dans le cours supérieur des rivières comme la truite fario, il y reste 1 an environ, puis il descend en mer où il restera de 1 à 4 ans avant de remonter dans sa rivière natale pour y frayer.
  • L'ombre commun
    « Thymallus thymallus », ce superbe poisson possède une nageoire adipeuse comme les autres salmonidés, mais il ressemble plutôt à un poisson blanc. Ce n'est pas un carnassier, il se nourrit principalement d'insectes aquatiques. Son habitat dit "zone à ombre" se situe juste en aval de l'habitat typique des truites, en rivières bien oxygénées à fond de sable ou de galets. Il est principalement pêché à la mouche.