UN CENTRE DE STOCKAGE DE DECHETS ?
UN SITE AVEC BIODIVERSITE FAUNE ET FLORE ?
Pourquoi ? Comment ?
Qu'est-ce qui était prévu à l'ancienne carrière de Brix ?
En fin d'exploitation, la carrière de Brix a fait l'objet de la part de la Société Leroux-Philippe, filiale d'Eurovia d'une demande d'exploitation d'une installation de stockage de déchets inertes (ISDI).
« Lors de l'élaboration du dossier technique du réaménagement de la carrière de Brix, la Société Leroux-Philippe avait mis en avant un projet d'aménagement écologique visant à créer un site séduisant et varié, organisé autour d'un plan d'eau. Cette réhabilitation visait à récréer une biodiversité, faune et flore, où l'élément fédérateur était le lac central, et ses zones de bas-fonds, qui allaient initier cette phase de reconquête écologique », ainsi que l'expliquait la délibération du Conseil municipal de Brix, en date du jeudi 26 février 2009.
Quelle est la réalité ?
« On en est loin ! » souligne Michel Hervieu, 1 er adjoint au maire. En effet, lors de la réunion de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites, mardi 9 février dernier à la Préfecture de la Manche, force a été de constater que la pollution de la zone d'entreposage, et notamment des bassins, assimile la carrière à une décharge sauvage. Les représentants des carriers, M. Marie et M. Le Moigne, et M. Lamache et M. Lerenard de la Société Eurovia étaient conviés à cette réunion, présidée par Mme Boehler, secrétaire générale de la Préfecture.
Comment se justifie Eurovia ?
Les représentants d'Eurovia n'ont donné aucune explication concernant la présence de déchets sur le site, sauf « qu'il pouvait arriver que quelques déchets interdits soient cachés dans une cargaison destinée à la carrière ». Ajoutant que « tout le monde était bien content d'avoir une décharge à proximité pour y mettre tous les déchets du Cotentin », rapporte Michel Hervieu.
« Au prix où Eurovia facture sa prestation, le contentement est plutôt de leur côté » souligne-t-il.
Quelle est la solution ?
Pour l'instant, la municipalité est réduite à espérer que les termes de la convention prévoyant, en particulier, « la non-contamination des bassins par les apports de déchets » signée entre Daniel Lebunetel, maire de Brix, et Jean-Pierre Renard, directeur d'exploitation de la Sociéte Leroux-Philippe, en mars 2008, soit enfin respectés. Une nouvelle réunion aura lieu à la préfecture.